INDABA: Rapports entre l’industrie du tourisme en Afrique & TIC

Durban, ville balnéaire du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, accueille du 15 au 18 mai INDABA le forum international sur l’industrie du tourisme en Afrique.

Le forum a débuté sur une réflexion sur les rapports entre l’industrie du tourisme en Afrique et les Technologies de l’Information et de la Communication.

Présidée par Tokozile Xasa, ministre sud-africaine du tourisme, la réflexion a été nourrie par un panel d’experts de l’industrie touristique. Il s’agit de : M. Stephen Ekberg responsable d’une agence de tourisme (Travelstart), de Me Yolisa Kani de Uber, de Me Stéphanie Hodges de Airbnb, de Me Angelica Mkok de Amadeus, de M. McLean Sibanda de The Innovation Hun, de M. Tshifhiwa Tshivhengwa de FEDHASA et de M. Victor Tharage du ministère du tourisme sud-africain.
Sous la modération de Mme Siki Mgabadeli, les panélistes, sur le thème « industrie touristique et Technologies de l’Information et de la Communication: Défis et opportunités», panélistes ont analysé cette question en profondeur laissant apparaître des divergences entre-eux.

Si tous les experts reconnaissent l’importance de la technologie et les mutations qu’elle induit, en revanche tous ne sont pas d’accord sur la place de la réglementation.
La révolution technologique bouleverse l’industrie du tourisme, a dit le modérateur Siki Mgabadeli.
Pour la vice-ministre sud-africain du tourisme Elizabeth Thabethe, il faut que l’industrie touristique suit le développement technologique.

Cependant dit-elle, le développement technologique ne doit pas se faire contre les communautés locales. Pour cela, elle préconise un meilleur cadre réglementaire dans l’intérêt des acteurs de l’industrie touristique et des communautés locales.Pour concrétiser cette idée, la vice-ministre sud-africain souhaite la création d’une plateforme des politiques et des acteurs du secteur touristique.
Elle a aussi affirmé que l’industrie touristique a changé le visage de l’Afrique qui n’est plus perçu comme un continent sombre. Elle a donné également quelques chiffres clé de l’industrie touristique.
Le tourisme c’est 30% du PIB de certaines villes, a-t- elle dit. Le tourisme crée des emplois et de la richesse, il faut donc ramener les touristes en Afrique, a-t-elle conclu.

« Le tourisme est un secteur à chérir », a dit la vice-ministre sud-africain du tourisme. Pour Stephen, «il est inutile de résister au changement». Selon lui, les TIC permettent de voir le futur. Aujourd’hui réserver un hôtel se fait sur un téléphone portable dans le confort de sa chambre grâce aux TIC, dit-il. Les TIC ont le pouvoir de développer et de transformer.
Les agences de voyage doivent s’adapter à l’évolution technologique, soutient-il. «La technologie n’attend pas notre retard. La technologie est une nécessité. Nous devons nous rattraper», a déclaré Stephen.

La technologie a révolutionné la façon de voyager, d’après ce panéliste. «Avant les TIC, le tourisme était dans une sorte de boite noire. Tout était fait par une agence de voyage. Avec les TIC, nous faisons tout par nous-mêmes», selon cet acteur touristique. Les réservations se font désormais électroniquement, dit-il. Les besoins existent et la technologie veut les satisfaire.

Cependant, des problèmes demeurent. Notamment sur le plan de la connectivité. Il faut investir dans les infrastructures de télécommunication. Ce sont les consommateurs qui vont dicter leur loi, martèle cet opérateur touristique.

Dans ces conditions, comment faire pour que la technologie ne tue pas l’emploi? Pour les représentants de l’État, il faut une réglementation, notamment sur les ressources humaines. Le législateur essaie de se mettre à jour mais les sociétés des TIC avancent très vite. Il ne faut pas résister au changement, il faut suivre le mouvement, le courant, a insisté Stephen.

A la suite de Stephen, la représentante de Uber a fait part se son expérience. Selon elle, le modèle Uber n’est pas le même partout. On ne peut pas dupliquer le même modèle aux États-Unis et en Afrique par exemple, a dit Yolisa Koni. «La faute a la législation. Il faut avoir des discussions très franches avec le législateur.», déclare t-elle. Pour elle, ce qui compte c’est la satisfaction des consommateurs.

Sur la concurrence faite aux taximens classiques, Kolisa répond: «Nous ouvrons de nouveaux marchés. Nos circuits n’étaient pas les circuits traditionnels des taximens», parlant du marché sud-africain.
Pour Les hôteliers et les représentants gouvernementaux, tout le monde doit être soumis aux mêmes règles car disent-ils, il n y a aucun jeu sans règles.

Les nouveaux acteurs de l’industrie ne paie pas l’impôt, ne paie pas Les taxes, ni ne crée l’emploi. Comment faire pour y remédier sans renier leur valeur ajoutée?

L’innovation n’est pas contre la réglementation avec la perspective des voitures autonomes, c’est à dire sans chauffeurs, d’ici 2030, le métier de taximan classique va disparaître. La technologie fera ce que nous voulions qu’elle fasse. Il ne faut donc pas opposé la législation à la technologie car Les règles ont toujours un but: l’intérêt général. Le futur de l’industrie touristique sera dicté par les usagers.
HôtelsAfrik – Promotion Tourisme Durable

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Post Author: Youssou Mboup